a ajouté URGOnight à son panier
Navigation

Suivez-nous

  1. Blog
  2. Science et Neurofeedback
  3. Votre cerveau ne dort pas la nuit !

Votre cerveau ne dort pas la nuit !

Si le rôle du sommeil consiste à recharger les batteries avec un sommeil réparateur, il y a pourtant un organe qui s’active en permanence : le cerveau. C’est même son activité électrique (EEG ou électroencéphalogramme) qui définit les deux grandes phases pour chaque cycle de sommeil, le sommeil lent et le sommeil paradoxal (rêves). Comment fonctionne notre cerveau la nuit et pourquoi souffre-t-on de troubles du sommeil ?

Comment fonctionne un électro-encéphalogramme EEG ?

Pour analyser la qualité du sommeil, les médecins spécialistes de l’insomnie doivent enregistrer de nombreux paramètres.

En mesurant l’activité cérébrale, l’électro-encéphalogramme procure ainsi de nombreuses informations sur le fonctionnement du cerveau.

C’est quoi les ondes cérébrales ?

Le tissu nerveux comme le tissu musculaire fonctionne avec des mécanismes de polarisation et de dépolarisation cellulaire : c’est donc un courant électrique. C’est ainsi que différents appareils permettent d’enregistrer cette activité électrique sous forme d’ondes, grâce à des électrodes : l’électromyogramme enregistre l’activité du muscle, l’électrocardiogramme celle du muscle cardiaque et l’électroencéphalogramme (EEG) celle du cerveau.

Quelles sont les différentes ondes cérébrales ?

Les différentes ondes traduisent l’activité cérébrale. Elles se caractérisent par leur fréquence, leur durée et leur amplitude : plus cette dernière est grande, plus les neurones ont une action coordonnée (synchronisation).

Durant l’éveil, les ondes cérébrales mesurées sont très petites, indiquant une tâche multiple des neurones, dans tous les sens, ce qui traduit une multi-activité.

En revanche, les neurones se synchronisent durant le sommeil, traduisant une unique activité: dormir !

On distingue ainsi 5 types d’ondes cérébrales, reflétant le fonctionnement du cerveau :

  • les ondes α (alpha 8-12 Hz), ondes de la créativité et de la relaxation

  • les ondes ß (béta 12-30 Hz), ondes de l’éveil et de l’activité

  • les ondes γ (gamma 30-60 Hz), ondes du traitement des informations

  • les ondes δ (delta 0-4 Hz), ondes du sommeil

  • les ondes θ (théta 4-8 Hz), ondes de la relaxation profonde.

Quelles sont les phases du sommeil ?

Le cerveau est très actif la nuit : la mesure de son activité électrique prouve que le sommeil s’organise alors en cycle d’environ 90’, à raison de 4 à 6 par nuit selon les individus.

On distingue ainsi deux grandes phases :

  • le sommeil lent ou sommeil non-paradoxal (75 % du temps de sommeil), avec une phase de sommeil léger d’environ 20 mn et une phase de sommeil profond de 60 à 75 mn environ ;

  • le sommeil paradoxal (25 % du temps soit 15 à 20 mn environ) avec des mouvements oculaires marqués (phase REM ou Rapid Eye Movement)

Quel est le rôle du sommeil lent ?

Il faut distinguer le sommeil lent léger, phase d’endormissement, du sommeil lent profond, récupérateur. C’est pendant ce temps-là que de nombreux mécanismes hormonaux viennent réguler l’activité de nos organes et les grandes fonctions physiologiques tels que la croissance, le poids, la glycémie….

Le sommeil lent léger, le plus fragile

Son rôle est uniquement préparatoire, comme pour préparer le ralentissement de l’activité métabolique et cérébrale.

A ce stade, le moindre signal extérieur nous réveille.

Sinon, la température du corps baisse progressivement, l’activité cérébrale diminue, la respiration et la fréquence cardiaque ralentissent et les muscles se relâchent.

Le sommeil lent profond, le plus récupérateur

Le stade du sommeil profond est celui du sommeil récupérateur.

L'EEG montre la présence d'ondes de grande amplitude et de faible fréquence, tandis que l'imagerie fonctionnelle (IRM) reflète une consommation en oxygène réduite, preuve d’un métabolisme de du cerveau ralenti. Même si l’activité cérébrale est diminuée, le cerveau travaille en se consacrant à une tâche principale, la mémorisation.

De multiples connexions entre les neurones se forment ainsi pour fixer les connaissances nouvelles et les souvenirs dans la zone de la mémoire. C’est aussi à ce stade que la sécrétion d’hormone de croissance atteint son maximum sur un cycle circadien, et que de nombreuses toxines sont éliminées.

Ce sommeil profond représente environ ¼ de la durée totale du sommeil, concentré essentiellement sur la première partie de la nuit.

Quel est le rôle du sommeil paradoxal REM ?

On parle de sommeil « paradoxal » car l’individu montre à la fois des signes de sommeil très profond, mais aussi des signes d’éveil : en effet, l’activité cérébrale est intense et nos yeux présentent des mouvements rapides incessants. Mais inversement, nous sommes comme paralysés avec des muscles complétement atones. C’est la phase durant laquelle nous faisons les rêves les plus longs et les plus élaborés, notamment en fin de nuit.

Le fonctionnement du cerveau durant le sommeil paradoxal

À l’inverse du sommeil lent et surtout du sommeil profond, le sommeil paradoxal montre des ondes cérébrales très petites et rapprochées, traduisant une activité neuronale multiple, très proche de celle observée en phase d’éveil.

Certaines fonctions sont au repos total, tel le cortex visuel primaire qui fait partie de la chaîne de traitement des informations issues de la rétine, et ce, malgré des mouvements oculaires rapides.

Il en est de même pour le cortex préfrontal, responsable du raisonnement et de la logique.

En revanche, l’activité s’avère très marquée dans d'autres zones, comme les zones sensorielles : le cortex visuel associatif produisant les images, l’amygdale responsable des émotions, ou l’hippocampe aidant à la mémoire sont ainsi 3 zones particulièrement sollicitées.C'est pourquoi nos rêves sont si chargés d’images et d’émotions, de la peur à la joie.

Pourquoi ce sommeil paradoxal ?

On a longtemps cru que le rôle essentiel du sommeil paradoxal était de consolider la mémoire procédurale (le souvenir des mouvements et le savoir-faire physique), ce que confirme en partie l’activité cérébrale intense de l’hippocampe.

Aujourd’hui, cette théorie est affinée et les neurosciences essayent de mieux expliquer le rôle de nos rêves. On a longtemps cru que nous rêvions uniquement durant ce sommeil paradoxal, ce qui est faux.

En revanche, on retient mieux les rêves du sommeil paradoxal que ceux se produisant durant le sommeil lent.

Ainsi, en 2017, des chercheurs ont identifié par EEG les zones de notre cerveau d'où proviennent les rêves. Ils ont ainsi découvert que les régions actives correspondent aux thèmes des rêves. Par exemple, rêver à des personnes va activer la région cérébrale impliquée dans la reconnaissance faciale, endroit qui s'active également pour réaliser cette tâche quand nous sommes éveillés. Il semblerait que la principale fonction du rêve consiste donc à assimiler les émotions ressenties dans la journée lors de l'état éveillé, expliquant qu’un mauvais sommeil modifie nos émotions et notre humeur.

Comment utiliser l’EEG pour avoir un meilleur sommeil ?

Pour diagnostiquer les troubles du sommeil, les spécialistes de l’insomnie utilisent beaucoup l’électroencéphalogramme, combiné à d’autres capteurs (muscles du menton mouvements oculaires…).

C’est la polysomnographie.

Sans être aussi complets, certains appareils connectés permettent aujourd’hui d’avoir un début d’analyse à domicile.

Casques, bandeaux, matelas munis de capteurs ou bracelets vont ainsi enregistrer différents paramètres pour savoir si vous avez eu un bon sommeil réparateur ou un mauvais sommeil. Les appareils les plus évolués étudient les mouvements, les fréquences cardiaque et respiratoire, les ondes cérébrales, la température corporelle…

Une solution pour réparer le sommeil, le neurofeedback

Mais les nouvelles technologies ne servent pas seulement à poser un diagnostic, elles aident aussi à soigner des problèmes de sommeil naturellement.

En effet, pour maintenir les équilibres propres à la vie, un organisme vivant établit en permanence des rééquilibrages : il reçoit une information et la traite via un feedback, les principaux étant hormonaux et cérébraux (neurofeedback).

C’est pourquoi des médecins ont pensé utiliser cette technique naturelle pour soigner des troubles du sommeil. L’objectif est d’apprendre à produire de bonnes ondes cérébrales pour stimuler les zones du cerveau défaillantes, et ainsi apprendre à mieux dormir.

C’est donc un moyen de réapprendre à mieux dormir, comme n’importe quel exercice de rééducation. Des appareils connectés permettent aujourd’hui de traiter ainsi l’insomnie, par neurofeedback, sans somnifères.

Cela vous intéresse ? On vous en dit plus ici

Ce blog vous a-t-il été utile?
Publié dans: Science et Neurofeedback

Laissez un commentaire