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Pourquoi le neurofeedback va améliorer nos vies ?

Le cerveau est sans conteste l’organe humain le plus complexe, mais aussi celui qui concentre actuellement le plus de recherche fondamentale et d’études cliniques. Alors qu’on l’a longtemps imaginé comme une structure figée, tous les neurophysiologistes lui reconnaissent aujourd’hui une vraie plasticité.

En réalité, l’activité cérébrale gère en permanence une multitude d’informations. Le cerveau les analyse et renvoie des signaux de régulation : on appelle ça un feedback.

Le neurofeedback utilise ainsi cette solution naturelle et cette aptitude pour adresser certaines de nos pathologies…en pensant ! Découvrez comment le neurofeedback peut améliorer certaines affections, comme par exemple les problèmes de sommeil.

Comment fonctionnent le cerveau et le feedback cérébral ?

Il est évidemment illusoire ici d’expliquer comment fonctionne notre cerveau ! Le but est juste de rappeler quelques notions de base, pour comprendre comment s’analyse une activité cérébrale.

Comment fonctionne (schématiquement) le cerveau ?

Bien qu’extrêmement sophistiqué et spécialisé, le fonctionnement du cerveau revient à la base au fonctionnement d’une cellule basique, le neurone. Saviez-vous que notre cerveau en contient cent milliards !

Chacun de ces neurones fonctionne schématiquement comme un transmetteur de courants électriques. Tout ce que fait notre cerveau, des émotions à un exercice de calcul, se résume donc à une succession de micro-impulsions électriques. C’est si simple vu comme ça !

Et les ondes cérébrales, c’est quoi ?

Cette activité électrique va provoquer des ondes cérébrales, mesurables et enregistrables : c’est le principe de l’électro-encéphalogramme (EEG). Un casque posé sur la tête va ainsi recueillir ces tracés électriques. Un EEG ne peut toutefois pas décrire toute notre activité cérébrale, il n’arrive qu’à enregistrer les ondes sur les 4 premiers centimètres de l’encéphale. Mais cela suffit pour observer et analyser certains états physiologiques ou pathologiques.

Selon notre activité, les ondes sont en effet différentes par leur fréquence, leur durée et leur amplitude : plus une onde est grande, plus les neurones ont une activité coordonnée.

C’est ainsi qu’un EEG permettra de mettre en évidence les ondes alpha (8-12 Hz), ondes de la créativité et de la relaxation ; les ondes bêta (12-30 Hz), traduisant l’éveil et l’activité ; les ondes gamma (30-60 Hz), présentes quand le cerveau analyse des informations ; les ondes delta (0-4 Hz) dite ondes du sommeil ou encore les ondes thêta (4-8 Hz) celles de la relaxation profonde.

Dans certaines pathologies comme les troubles du sommeil, les signaux sont modifiés : cette modification est visible sur un électro-encéphalogramme. C’est à la fois le diagnostic et l’explication du trouble.

Comment marche le feedback cérébral ?

Pour simplifier, on dit souvent que le cerveau est le chef d’orchestre de l’organisme : il est en réalité plus que cela. Non seulement il écoute et analyse, mais en plus il régule : c’est ce qu’on appelle le feedback.

Pensez simplement à un jeune enfant qui apprend le vélo : il doit en réalité découvrir le sens de l’équilibre. Son cerveau reçoit des informations sur sa position dans l’espace : il analyse ces signaux (« attention tu vas tomber ») et envoie de nouvelles informations pour modifier la position dans l’espace.

Au bout de quelques échecs, le cerveau apprend et l’enfant arrive à trouver l’équilibre : la plasticité cérébrale et les feedbacks ont créé un apprentissage, désormais acquis… parait-il pour la vie !

C’est sur ce principe simple,mais complexe à l’échelle cellulaire, que repose le neurofeedback.

Comment fonctionne le neurofeedback ?

Utilisé en clinique du sommeil pour retrouver le sommeil, le neurofeedback est une technique innovante d’apprentissage cérébral, utilisant notre pensée. Je pense, je guéris !

Un peu d’histoire

Durant longtemps, les neurobiologistes et les médecins ont vu dans l’électro-encéphalogramme un simple moyen de diagnostic, comme une photographie de l’activité cérébrale à un instant T. Il a fallu plusieurs années pour comprendre que la pensée, comme action cérébrale, modifiait évidemment ce tracé. D’où la question de savoir si la pensée arriverait à recréer aussi telle ou telle onde défaillante.

C’est en 1972 que fut décrit le premier cas de thérapie par neurofeedback, sur une femme atteinte d’épilepsie. C’était le début de nombreuses études cliniques

En 2009, le Néerlandais Martijn Arns de la Brainsclinics (Nimègue) a prouvé l’intérêt de la méthode sur 1149 adultes souffrant d’un trouble de l’attention (TDAH).

Du spécialiste du sommeil de Marseille à celui Paris, plusieurs chercheurs français travaillent ainsi sur les troubles du sommeil, prouvant que le neurofeedback permet de réparer un sommeil défaillant.

Car à la base, il s’agit « simplement » de circuits électriques défaillants à recâbler !

Quelles sont les indications du neurofeedback ?

Reposant sur l’enregistrement de l’activité cérébrale, le neurofeedback ne peut donc porter que sur des activités du cerveau facilement explorables et enregistrables, à savoir les couches superficielles du cortex.

En pratique, cela correspond principalement aux fonctions d’éveil et de sommeil, d’où leur intérêt dans le traitement du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité ou des troubles du sommeil.

Les neurosciences ne cessant d’avancer, de nombreuses recherches s’intéressent aussi à l’autisme ou au traitement de la douleur chronique.

On commence déjà à aller explorer une activité cérébrale plus profonde, par IRM fonctionnelle (IRMf)… et à développer avec des appareils plus puissants en neurofeedback basé sur l’IRMf.

Comment fonctionne le neurofeedback avec EEG ?

Prenons l’exemple d’un malade ayant subi un AVC. Sa lésion cérébrale a pu occasionner des troubles moteurs, ayant entrainé une paralysie totale ou partielle d’un bras par exemple. Un kiné va le prendre en charge, pour lui faire faire des exercices afin de retrouver sa mobilité. Ces exercices vont permettre, grâce à la plasticité cérébrale, de reconstruire une partie des connexions nerveuses et du signal.

C’est identique pour le neurofeedback, sauf que le travail ne porte pas sur le muscle, mais directement sur le cerveau.

Prenons une personne dont l’EEG montre un excès d’ondes alpha (relaxation) et d’ondes thêta (relaxation profonde) avec, proportionnellement donc, peu d’ondes bêta (éveil).

C’est typique de l’individu ayant du mal à fixer son attention et qui est dans la lune.

L’EEG permet de faire un diagnostic, mais il va permettre en plus de voir le résultat du traitement par neurofeedback.

Le patient va réaliser des exercices pour diminuer ses ondes lentes et, inversement, augmenter ses ondes rapides : il voit sur le tracé EEG l’effet de sa pensée et le résultat de celle-ci sur son activité cérébrale.

Progressivement, il va ainsi apprendre à maitriser les bonnes ondes, en recréant une activité presque réflexe et naturelle.

Comment fonctionne le neurofeedback pour les problèmes de sommeil ?

Le principe est exactement le même : des exercices spécifiques aident le patient à réparer son sommeil, en produisant les bonnes ondes.

Une onde bêta doit toutefois être préservée, car impliquée dans le sommeil : il s’agit des ondes dites SMR (Rythme Sensori-Moteur), qui inhibent nos mouvements dans le sommeil. Un taux trop faible génère un sommeil agité et donc une absence de sommeil réparateur. Le neurofeedback les travaille aussi.

Le neurofeedback apparait donc comme une solution naturelle pour mieux dormir, permettant par la pensée de réparer son sommeil. C’est une innovation de rupture, permise par les nouvelles technologies et les objets connectés. Sans remplacer totalement une clinique du sommeil, leurs capteurs effectuent un vrai travail d’analyse, pour se rééduquer chez soi, sans somnifères, et retrouver une vraie qualité de sommeil.

Compte tenu des troubles du sommeil en augmentation constante chez les Français, et de l’impact d’un mauvais sommeil dans la vie personnelle et professionnelle, le neurofeedback est amener à se populariser, pour offrir à tous une solution efficace et durable.

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Publié dans: Science et Neurofeedback

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